08.12.2008
HISTOIRE DE CLOCHEMERLE - VAUX EN BEAUjOLAIS
VAUX EN BEAUJOLAIS et l'histoire
VAUX EN BEAUJOLAIS qui deviendra CLOCHEMERLE a déjà une longue histoire
Il est rare que l’on puisse connaître par leurs noms et leurs liens de parenté quelques habitants d’un village à l’époque de l’an mil. Pour Vaux, on possède plusieurs renseignements grâce aux actes conservés par l’abbaye de Cluny (Saône et loire). La grande communauté bénédictine, semble, dès sa fondation, s’ètre fortement intéressée aux coteaux beaujolais. Des familles lui faisaient don de terre, de vignes, d’églises. A Limas, Salles, Saint-georges de Reneins, Fleurie, Vaux …etc.
Cluny rassemble ainsi des possessions organisées en doyennetés ou en prieurés. Dans son cartulaire, on relève fréquemment l’expression in villa vallis qui se traduit par Vaux. Il faut cependant faire attention au contexte car vaux et un toponyme courant.
Les deux extraits ci-dessous peuvent être attribués avec certitude à Vaux-en- beaujolais :
9 avril 1039 : Moi Arnulfus donne pour le repos de l’ame de mon épouse Simeldis…un curtil (terre cultivable) situé « in pago Lugdunensi » (diocèse de Lyon), bordé au midi par une eau courante appelée « Vosana » (Vauxonne)
Entre 1049 et 1109 :Moi Stéphanus mon épouse Adeleidis, notre fils Milo, son épouse Angeltrudis, nos petits enfants Stéphanus,Bérardus, fils de Milon, donnons ce qui est de nos héritages « episcopatu lugdunens » au lieu de Vals (Vaux) ou est l’église Saint-Martin.
Permanence des institutions ; La Valsonne court toujours au midi du village. Saint-Martin patronne toujours l’église de la paroisse. Le joli clocher roman porte toujours ses fenêtres ornées de fines colonnettes jumelées et les chats énigmatiques montent toujours la garde aux angles du vieux portail.
« Le sanctuaire et tabernacle du maître autel de l’église Saint-Martin avaient été nouvellement reconstruites par ses soins et dépens de son Eminence illustrissime et revendissime Monseigneur de Rochefoucauld cardinal archevèque de Rouen, primat de normandie, abbé chef supérieur et administrateur perpétuel de l’abbaye de tout ordre de Cluny, en cette dernière qualité décimateur de la paroisse de Vaux, ont été bénis avec l’archevéché de lyon, par le curé de Vaux, en présence de François Despiney, prètre vicaire au-dit Vaux, de sieur Antoine Durieu , sindic, Claude Métra, Claude Perreon, fils cadet,Claude Sotison, François Mailliard et d’autres… »
Ce texte montre bien la situation à la veille de la révolution. Vaux dépend toujours de Cluny, mais l’abbé n’est plus qu’un lointain personnage, pourvu de titres nombreux, qui comptent surtout pour lui par les bénéfices qu’ils rapportent ; Tout se passe en réalité entre les paroissiens. La réparation a été payée par l’argent des dîmes que l’abbaye collecte sur les récoltes. Ce sont les notables qui ont assisté les prêtres pour la conduite des travaux. Le jour de la bénédiction de l’autel rénové est une réjouissance à laquelle participent ceux qui ont été à la peine ; On retrouve avec intérêt, ainsi qu’on l’a déjà constaté pour d’autres villages beaujolais des noms de familles toujours représentées de nos jours, ainsi que des patronymes correspondant aux lieux-dits. La propriété viticole a maintenu les hommes au pays.
Monsieur Antoine Durieu, lointain parent de M. Ennemont Durieu, ancien président de la chambre de commerce de Villefranche, né en 1736, est qualifié de sindic, ce qui correspond à maire. En 1790, il le sera effectivement. Décédé en 1791, il sera remplacé l’année suivante par son gendre Claude Perreon, Perreon comme Le Perreon. Claude Sotison comme le hameau de Sotison.
M. Antoine Durieu ayant hérité de la famille Chamarande, habitait …Chamarande.
Dans un aveu et dénombrement de la seigneurie de Montmélas qui en détaille minutieusement les limites, on peut lire ces termes pour des confins : La justice du mas de Vaux.
Dans le langage ancien, le mot mas désigne un hameau, une unité résidentielle.
La seigneurie de Vaux prit donc naissance, non pas à partir d’un castrum, comme Anse, Montmelas ou Beaujeu, mais en s’appuyant sur un mas et cela par partage avec les seigneuries voisines.
1266 :
Milon de Vaux, doyen de l’église de Lyon, acquiert de Jean de Saint-Sorlin une portion de justice. Saint-Sorlin voisinait avec Montmelas ? On dit encore « Montmelas-Saint-Sorlin » ; La réunion date de 1569.
1308 :
Milon..échange avec Guichard de Beaujeu la juridiction de Vaux contre la partie d’un péage levé à Belleville que possédait ledit Milon.
La répétition du prénom « Milon » depuis le XIème siècle jusqu’au XIVeme incline à voir le prolongement d’une lignée solidement implantée.
Les souvenirs du Mas de Vaux se retrouvent dans le vieux bourg perché au-dessus de l’église.
La seigneurie de Vaux, d’abord vassale des sires et barons de Beaujeu, dut conquérir une relative autonomie lorsque le roi Francois 1er, préssé par des besoins d’argent, chargea le cardinal de Tournon de procéder à la vente des revenus du beaujolais confisqués sur le dernier duc de Bourbon accusé de félonie.
Au XVIIe siècle, sans hésitation, on mentionne les barons et la baronnie de Vaux. Puis tous droits féodaux abolis, après la révolution de 1789, on voit renaître des barons et une baronnie dite, cette fois, de Vauxonne. La commune, créée en 1790, se modèlera sur la vaste paroisse, siège de baronnie, supérieur à la moyenne. Il faudra attendre 1890, la troisiéme république et la disparition totale des barons, pour qu’une rectification donne naissance à la municipalité du Perreon . Vaux se retrouva avec 1784 hectares.
Les justices ne coïncidaient pas très exactement avec les paroisses ; Vaux débordait en partie sur Saint-Cyr-Le-Chatoux pour la justice mis, du pont de vue religieux, Saint-Cyr était annexe de Vaux. Le hameau des Chardons, paroisse de Vaux, était de justice de Montmelas et le Fageolet était une enclave de Vaux sur Montmelas. Ces complexités de bornage donnaient lieu à des plantations de témoins-repaires sous forme de pierres plus ou moins ornées des blasons de seigneurs intéressés.
« …un pilori ou borne de pierre étant dans le dit bourg de Saint-Cyr, faisait séparation de la présente juridiction (Montmelas) avec celle du seigneur marquis de Rochebonne (Oing) et celle du dit Vaux… »
Le seigneur marquis de Rochebonne n’avait en réalité sur Saint-cyr qu’un seul habitant ? Il n’en revendiquait pas moins son titre de « seigneur de Saint-Cyr » ? Celui de montmelas grignotait sur Vaux et s’intitulait pour cette raison « seigneur de vaux », et naturellement celui de Vaux annexait Saint-cyr .
Compte tenu de ces subtilités, quels furent les seigneurs de Vaux, en quelque sorte à part entière ?
Pour le XVe siècle, on est mal informé. Au XVIe, on commence à trouver des mentions :
1534 :
Pour la convocation du ban, ou service militaire, on note : le Général des finances de Bretagne.
1544 :
Francois de Saint-priest en Dauphiné a acheté la seigneurie.
1555 :
La dame de Vaux, sans doute, Isabeau Alleman, veuve de Francois de Saint- Priest (Richard, seigneur de Saint-Priest).
1657 :
Jean-Baptiste Gueston, conseiller au présidial, écuyer, porte le titre de baron de Vaux.
1669 :
Anne de Rouvière, dame et baronne de Vaux.
1683 :
Barthelemy-Francois d’honnoraty, écuyer, seigneur et baron de Vaux, Janzé et autres places.
1697 :
Jean-Francois de Giry, écuyer, baron et seigneur de Vaux et de Saint-Cyr, conseiller, secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances. Son épouse se nommait Antoinette Jaquier de Cornillon.
Les Giry était originaires du Forez. L’un d’eux, l’abbé Odet de Giry de Vaux fut élu membre de l’Académie française, sans cependant avoir laissé d’œuvre connue.
17 septembre 1749 :
Jean carra, écuyer, directeur de la monnaie de Lyon, achète Vaux aux enchères.
24 mars 1792 :
Pierre Carra, de Vaux, vendit son domaine à MM. Sain-Rousset et Saint-Mannevieux, frères.
La famille Carra de Vaux, fut de tout premier plan et cela sous plusieurs régimes.
Jean Carra et son épouse Marie Régnie eurent trois fils qui embrassèrent la carrière des armes à une période ou le métier n’était pas de tout repos.
L’aîné, Pierre-Benoit, né en 1975, chevalier, fut d’abord capitaine au régiment d’Orléans, infanterie. Son mariage le rapprocha de la famille d’Orléans, en effet il épousa le 16 janvier 1788, Césarine des Roys, fille de Jean-Louis des Roys, écuyer, ancien intendant des finances du duc d’Orléans et de Marie Gavault, sous gouvernante des enfants de la maison d’Orleans. Césarine avait joué, dans son enfance, avec le troisième fils de Philippe-Egalité, le petit comte de Beaujolais. La protection de la famille d’Orleans avait valu à Césarine et à une de ses sœurs, Alix, d’être admises comme Chanoinesses-comtesses dès l’age de 14 ans au chapitre de Salles-en- Beaujolais.
Le séjour des deux jeunes adolescentes se termina par un mariage. Césarine avec le fils du baron de Vaux et Alix avec le chevalier de Lamartine, de cette union devait naître le célèbre poète.
Le bonheur du ménage Pierre-Benoit Césarine fut de courte durée. Très vite les troubles révolutionnaires vinrent inquiéter les riches propriétaires qu’ils étaient. Outre à Vaux , ils résidaient à Lyon et aux Hais à Dardilly. Entre la crainte des émeutiers, les règlements de famille et la dévaluation des assignats, M. de Vaux se retrouva ruiné, ayant perdu 80000 livres à Vaux et 40000 à Dardilly.
Toute la famille se replia à Nice, attirée par les Clary. On connaît l’importance des Clary auprès de Bonaparte. Le baron de Vaux ne perdait pas trop au change, l’étoile de ses nouveaux amis allant s’élever au firmament. Le futur cardinal Fesch, oncle du futur empereur, baptisa l’un des enfants de Césarine.
Le second fils de Jean-Carra, Jean-Francois (1756- 1844) devint le général Carra-Saint-Cyr. Il prit une part à la bataille de Marengo en défendant la position de Castel-Celorio. Pour cette raison, son nom figure sur l’arc de triomphe.
Le troisième fils, Claude (1760-1843) portait le nom de Carra-Rochemeure. Il voulut d’abord émigrer puis partit pour l’armée d’Italie avec le bataillon de la garde nationale de Saint-Didier-au-Montd’or et enfin, comme ses frères, gagna la ville de Nice.
Jean Carra avait deux filles : Mme des Henrys et Mme de Lemau de Tancé.
A la veille de la révolution, Mme Veuve Jean Carra habitait avec sa fille, Mme des Henrys, séparée de son mari, le château de Vaux, « tout meublé avec les jardins ».
Par la suite les Carra de Vaux se retrouvèrent à Rieux, près de Montmirail (Marne), sur les terres de M.des Roys. On peut encore voir leur tombeau de famille au cimetière.
Le berceau de la famille Sain se trouve au Bois-D’oingt ou plusieurs de ses membres furent chirurgiens. La dispersion fit essaimer des avocats, des fabricants d’étoffes et même un maire de Lyon. Le 29 octobre 1754, Claude Antoine Sain, bourgeois du Bois-D’oingt, chevalier de Saint- Louis, chirurgien des armées du roi, épousa Madeleine-Fleurie d’Arod, fille de Benoit d’Arod, chevalier, seigneur de Pierrefiland et de Benoit Vernay.
Pierrefiland est situé sur Rivolet et la famille d’Arod fut pendant plusieurs siècles seigneur de Montmelas.
Du 29 novembre 1799 au 25 septembre 1805, M. Sain-Rousset est maire de lyon. En 1813, il reçoit de l’empereur Napoléon 1er, le titre de Baron de Vauxonne. Une décision du tribunal civil du 3 août 1830 autorise André-Paul Sain Rousset à ajouter à son nom « de Vauxonne ».
André –Paul Sain, surnommé Rousset par suite de son mariage avec Antoinette Rousset, eut trois fils : Albin-Fortuné-Pierre-Paul, né à Lyon en 1792, capitaine du génie, maire de Vaux, Jules-Pierre-auguste, docteur en médecine à Lyon. Emile-Jean-André Lufrote, procureur du roi à Villefranche. Le premier sous-préfet de Villefranche était de la même famille : Claude-Antoine Sain.
Au fond du cimetière de Vaux s’élève une chapelle. Ce n’est pas un monument funéraire, c’est simplement un témoignage de reconnaissance édifié par les habitants de Vaux à un de leurs édiles. La chose n’est pas courante et mérite qu’on rapporte intégralement la dédicace :
« A M. Albin de Vauxonne, capitaine de génie, maire de la commune de Vaux, restaurateur de sa vicinalité, né le 1er mai 1798, décédé le 22 février 1851. Ce monument a été élevé spontanément par les habitants de la commune de Vaux, en témoignage de reconnaissance et comme l’expression des regrets universels que sa mort prématurée a laissé dans le pays et toutes les classes de la population. »
Les biens de la famille de Vauxonne étaient très étendus sur Vaux et le Perreon. Ils comprenaient les deux châteaux ; La vente amena la dislocation du patrimoine.
M. Laposse acquit le château de Vaux transmis à ses descendants MM. De Vermont.
Le château de Vaux, de très grandes dimensions, marqué par de solides pilastres engagés et un fronton triangulaire a du être construit par Jean Carra et consolidé par M. de Vauxonne. A l’arrière subsistent encore les vestiges d’un édifice plus ancien, en particulier une porte ogivale qui donne accès à une tourelle emmurée. Faut-il y voir une survivance d’une maison de Cluny ? Le doyenné de Limas, « un vieux château ruiné » fut vendu en 1575 . Vaux qui en dépendait subit-il le même sort ? Par la suite, on confia la gestion des revenus au prieuré de Montberthoud à Savigneux dans l’Ain.
En 2002 le château fut vendu par la famille de Vermont à un promoteur immobilier.Il est aujourd’hui transformé en appartements.
Du XIII ème siècle, il reste le clocher et la porte de l’église.
Pendant la révolution, les cloches de l’église seront fondues pour en faire des canons. Il ne s’agit pas d’un calembour même si la première vigne fut plantée à Vaux en l’an 1000, au hameau de Pontmain, par les moines de Cluny.
Lors du siége de Paris en 1870, les républicains de Vaux se précisent au secours de Gambette dont le ballon montgolfière aurait atterri au Chatel.
Il s’agissait en réalité d’un canular.
Le 17 novembre 1890, eut lieu la séparation de Vaux et du Perreon, qui auparavant formaient une seule commune, ce qui ramena la superficie totale de 3257 hectares à 1780 pour Vaux.
La population forte de plus de 2000 habitants en 1850 est tombée aujourd’hui à 690.
Dans l’histoire plus récente, en 1941, Vaux eut droit à la visite du général Pétain, alors président de la république d’une France occupée.
L’inauguration de la Rue Gabriel Chevallier
L’inauguration eut lieu le 28 octobre 1956 après que l’idée fusse adoptée par le conseil municipal le 2 septembre.
Le caveau de Clochemerle
Il fut inauguré en grande pompe le 28 octobre 1956.
La coopérative des vignerons de Clochemerle
Elle fut créée le 16 mai 1960 et ne groupait que des vignerons du terroir, ne vendant que des vins sélectionnés.
La confrérie des G.O.S.I.E.R.S.E.C
Cette confrérie porte bien haut, la notoriété des beaujolais et de Clochemerle. Elle fut créée en 1961.
Nous connaissons les commerces et artisans présents à Vaux en 1962 ; En effet les Gosiersec procédèrent à la repose d’enseignes « vieux style d’antan » le 4 février 1962.
Ces enseignes furent confectionnées par M.Bourgeon serrurier à Blaceret.
Cette cérémonie en grande pompe se déroula en présence de nombreuses personnalités.
Voici les enseignes :
Georges Mingret : Marchand de vin
Claude Descroix : Plâtrier
Claudia Dugelay : Auberge de Clochemerle
Jean Ballandras : Marchand de vin
Henri Desarmenien : Maçon
Caveau de Clochemerle
Gaspard Braillon : Maire, Président de la coopérative des vignerons
Madame Braillon : Coiffure pour dames
Paul Braillon : Boulanger-pâtissier
Claude Depardon ( La Toinette) : Dépositaire de journaux et vigneronne
Marie Deverchère « La Marie Bererd » : Café-tabac
Jeanne Reynard : Epicerie
Charles Dugelay : Boucherie-charcuterie
Marcel Cellier : Le bouif
Raymond Noel : Boucher
Coopérative des vignerons
Dans les années 70, Vaux demanda à prendre officiellement le nom de Clochemerle mais la veuve de Gabriel Chevallier s’y opposa et le conseil d’état rejeta la requête.
1983 : Inauguration de la pissotière que l’on pourrait qualifier de 3ème, par ordre chronologique (Voir l’histoire de la célèbre pissotière)
En 1991 Pascal Delaye créé un musée de la vigne dans un local, place du caveau.
En 1992 le musée est repris par l’association « Les amis de Clochemerle et Gabriel Chevallier »
A l’initiative de Raymond Philibert, maire de Vaux, la communauté de communes décide dans le cadre de la création des pôles touristico-vinicole, d’ouvrir le musée « Gabriel Chevallier ».
En 2004 les travaux commencent dans le prolongement du bâtiment occupé par le Caveau, sous la salle des fêtes.
Le bâtiment abritant le musée de la vigne est racheté dans le même temps par la communauté de commune, afin d’abriter le point d’accueil du nouveau pole touristique ;
Faute de bâtiment pouvant l’accueillir, le musée de la vigne est fermé.
Dans ce projet touristique la place du caveau fut entièrement remodelée et la pissotière n°3 remplacée par la
n°4.
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HISTOIRE DE CLOCHEMERLE - GEOGRAPHIE ET HISTOIRE
HISTOIRE ET GEOGRAPHIE de VAUX EN BEAUJOLAIS
Vaux et sa région
Un paysage diapré de vignes et de bois
Un extrait d’un article de M.L.L ODIN
L’organisation des routes sur le territoire de la commune permet de découvrir avec facilité le charme étonnant et la variété des paysages.
Partez du lieu-dit La Tallebarde entre Blaceret et Saint-Etienne-des-Ouillières. Vous remontez alors le cours de la Valsonne bordé de prairies, de bosquets et de belles demeures. Au carrefour Vaux- Le Perreon prenez à gauche de plus en plus vous dominez la vallée. Vous croisez même le hameau de La Valla. La grande rue du bourg soudain vous enserre. Traversez en ligne droite, laissez vous conduire au gré des pentes et des cotes. Par zones alternées d’ombre et de soleil vous admirerez successivement des vignes rutilantes et des bois ombreux. Enfin ce sera l’émerveillement. Au dessus de votre ligne d’horizon une bastide provençale se découpera sur le ciel. Vous serez arrivé au Cruizon, au Parassoir à Saint-Cyr-Le-Chatoux et vous retournant vers le levant d’où vous êtes partis vous aurez sous les yeux un cirque naturel tapissé de vignobles, soignés comme un jardin à la française. De place en place, les habitants ont niché des hameaux groupés sur des sites privilégiés ? Vous reconnaîtrez Vaux à son clocher ? Et par delà, bien loin, la plaine, la Saône et l’Ain.
Si vous avez la chance, vous verrez scintiller la chaîne des Aloes dominée par le prestigieux Mont-blanc. Descendez alors par la route qui commence à l’angle de l’auberge. Vous retrouverez Vaux ; mais la fête ne sera pas finie. Changez de combe en utilisant le défilé du Perreon : Vous pourrez à nouveau vous élancer vers les cimes en empruntant le passage de La Creuse. En quelques instants, l’altitude varie de 200 à 850 mètres.
Le Perreon
La commune de Vaux fut divisée en deux en 1890. Il en résultat la création d’une nouvelle commune : Le Perreon.
Le dossier de demande de création d’une commune libre fut présenté au conseil général du Rhône en séance du 16 septembre 1889.
La séparation eut lieu le 17 novembre 1890.
La conséquence fut de ramener la superficie de Vaux à 1780 hectares au lieu de 3256 précédemment.
La commune de Vaux s’appela alors Vaux-en Beaujolais, alors qu’auparavant elle portait le nom de Vaux-sous-Montmelas ; ainsi qu’en témoigne près de l’église, une plaque indiquant le chemin d’intérêt communal n°62 avec la précision Lamure à 14 kms.
Les photos suivantes sont visibles sur l'album
Vaux - Vue générale en 1908
Vaux – Vue générale à l’apparition de la couleur
Vaux en 1926 – Entrée est, la route du Perreon
Vaux – La route du bas ou nouvelle route (Date inconnue)
Vaux en 1937 – Entrée ouest, sous le château
Vaux en 1902 – La Grande Rue
Vaux en 1912 - A noter que là, on parle de la rue de l’église
Vaux en 1921 – La grande Rue, L’hôtel St-Martin
Aujourd’hui la salle des fêtes au dessus du Caveau
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HISTOIRE DE CLOCHEMERLE - LE VIGNOBLE DE CLOCHEMERLE
LE VIGNOBLE DE CLOCHEMERLE
Le vignoble et les vignerons de ClochemerleUne série de photos à voir dans l'album
La coopérative des vignerons de Clochemerle
Le Caveau de Clochemerle
Construction du Caveau – Cl. Puillon
Le Caveau en 1991
La porte du Caveau en 1991
A l’intérieur du Caveau, nous pouvons admirer comme dans un musée différents tableaux illustrant le roman de Gabriel Chevallier. Ces dessins humoristiques réalisés à différentes époques par le dessinateur humoriste, Paul Dufour, sont changés régulièrement et présentés par thème ou par époque. Une série complète représente des personnages du roman sous les traits d’habitants de Vaux contemporains.
La Confrérie des Gosiersec ( photo N° 3 )
Il faut la voir vivre et chanter, lorsqu’elle se déplace en France ou à l’étranger et surtout lors des intronisations des nouveaux amis. Cette grande fête a lieu le 1er dimanche de février à l’occasion des fêtes de la Saint-Vincent.
Les frères portent la livrée ancienne des maitres-vignerons (tenue du dimanche) : pantalon de coutil, sabots, chemise blanche, tablier noir et canotier ; En plus du foulard vert (couleur du Beaujolais), le jaune du cordon du canotier évoque la couleur de Clochemerle.
La confrérie groupe autour du doyen, le gardien de la charte, le porte drapeau, le porte serment, le porte broc, etc.… tous choisis parmis les frères.
Les Gosiersec fin des années 60
Intronisation de Mme Chevallier le jour de l’inauguration de la peinture de Justine Putet sur la pissotière n°3 (Photo)
Extrait d’un article de journal non identifié
Un jour, il y a bien longtemps, une véritable manne s’est abattue sur le beaujolais : la vigne ; Cela fit dire à Edouard Herriot : « Ce n’est pas une pomme qui a tenté la première femme, c’est une grappe de raisin beaujolaise. Comme je l’excuse et la comprend ! … »
Strabon géographe romain, avait pourtant décrété que le sol étant trop lourd au nord, la vigne ne pourrait pas mûrir.
C’était sans compter sur le caractère indépendant des Eduens, cette tribu gauloise, ancêtre des vignerons du Beaujolais . Bien que soumise à Rome, elle n’en continua pas moins une tradition viticole dont les origines remontent au 1er siècle de l’ère, pas moins.
Cette prédiction du romain aurait bien fait rigoler les Clochemerlins qui ne connaissent rien de meilleur que le délicieux nectar de leurs vignes.
Comme le curé de Cucugnan, celui de Clochemerle a fait la gloire du pays. Clochemerle, vous vous souvenez ? Cette paisible bourgade viticole du fin fond du Beaujolais que l’inspiration truculente de Gabriel Chevallier faillit, un instant faire sombrer dans d’abominables dépravations babylonniennes.
Restait à vérifier l’authenticité de Clochemerle. « C’est nous ! » affirmèrent les vignerons de Vaux –en Beaujolais. « Non, c’est nous ! » répliquèrent en écho ceux de Juliénas ; « Heu !.. » rétorqua l’auteur. Qui donc avait inspiré Gabriel Chevallier ?
Guéguerre de clochers, querelles épiques, procès mouvementé, rien ne manqua. Vaux, seul à posséder dans son dossier « d’authentique « pissotière face à l’église, fut reconnu, après expertise, par de sérieux magistrats, dignes du nom de Clochemerle.
En général, les communes ne sont pas particulièrement fières de leur surnom. Ici au contraire, c’est la gloire. On en rajoute même. Au point que le roman a donné d’autres dimensions à la vie quotidienne ; On se sent pris au jeu, on est Clochemerlin.
Il y a une grande rue à Clochemerle, elle monte sur la colline, elle accompagne, elle tourne avec les maisons. Elle vire, grimpe, passe devant le bureau de poste, la célèbre église du curé Ponosse, la place de la mairie ou rode l’ombre de Piechut, et puis se perd dans les vignes. Mais toutes les ruelles de Clochemerle conduisent « au monument », la pissotière, à quelques mètres seulement du caveau de dégustation. C’est la qu’on vient tirer la pellicule ou vider les trop-pleins ingurgités au cellier.
Lorsqu’on sort de la cave, c’est presque toujours en rase-mottes. Et ça presse !
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Il raconte la réception au caveau de personnalités du service des PTT de l’époque.
Pour « Poste et télécommunication », il y a tout le gratin. Le maire, des notables, le receveur des postes, et les trois mousquetaires de service. Antoine Balandras, Louis Colliard et Joanny Reynars : « Le Toine », « Le Louis », « Le Joanny ». Tous trois sont facteurs. Ca ne se voit pas trop. Ils sont également vignerons et ça, on le remarque. Ici on ne connaît qu’un seul travail, la vigne. Turbulents, le verbe haut, ils semblent tous trois sortis du roman. Derrière le comptoir il y a la femme du Joanny, Céline. C’est elle qui s’occupe du caveau. A la voir causer avec ces vignerons brûlés de soleil, on dirait une grappe de raisin blanc parmi les sarments. On n’a pas attendu notre arrivée pour déboucher les bouteilles .Les verres étaient pleins, bien avant les politesses. Le beaujolais, vous rappelle-t-on, est un sacré bon vin qui ne fait jamais de mal. Plus on en boit, plus on trouve sa femme gentille, ses amis fidèles, l’avenir encourageant et l’humanité supportable. On boit et on cause. On remet ça et on cause plus fort.
« La grêle nous a abîmé une bonne partie de la récolte. On a été cinq fois sous le robinet. Heureusement ce qui reste sera bon ; On fera pas du vin de parisien ». Nous dit dans un clin d’œil le Joanny à la lèvre gourmande.
Entre temps nous descendons plusieurs coups de « paradis », le vin nouveau, issu de la première presse. Du miel ! D’autres pots sont annoncés. C’est la dose réglementaire en Beaujolais ; quarante six centilitre ! Dans les banquets ou les commandes au mètre.
« Nous faisons du primeur ; En principe il ne fait pas ses paques. Sitôt vendangé, sitôt tiré, sitôt bu, sitôt pissé », lance en frappant sur son ventre confortable le Louis pétant de santé.
Un vin à vous faire le gosier en entonnoir. Il en sait quelque chose lui, l’éminent compagnon de la confrérie bachique locale du Gosiersec. (Groupement des Organisations Sociales Intellectuelles Educatives Récréatives Sportive et Culturelles), précise M. de Vermont, doyen de ce docte collège. Ce vin jeune et gai déteint forcément sur le caractère des gens. Tributaire de leur popularité, les Clochemerlins ont gardé le sens de la bonne vieille gaudriole ; Les scientifiques de l’érotisme, de Copenhague ou d’ailleurs, auraient tout avantage à venir y réapprendre comment trousser une jeune beauté callipyge au moment des vendanges.
« On aime bien les bonnes petites « tapanas », les belles parties de rigolade entre amis. Il y a un noyau, ici, qui va bien » nous dit le Joanny en remplissant pour la énième fois notre verre.
Il faut dire que la télé n’a pas encore éteint le village « le monde entier vient nous voir » entend-on proclamer fièrement. Après tout, Clochemerle n’est ce pas l’humanité moyenne ?
Pour soigner la vigne avec autant d’attendrissement, le clochemerlin ne doit pas avoir l’esprit distrait par d’excessifs soucis métaphysiques. Il pense au vin, il rigole et c’est tout. Une joie de vivre au jour le jour, telle que le symbolise le « Toine »,le facteur-garde-champetre aux mains si larges que quand il fait une coinchée, on croit qu’il n’a pas de cartes dans les mains. C’est un peu la vedette. Pensez, il a inspiré les artistes. C’est lui qui sur les pancartes indique le chemin du Cellier.
Le matin il enfonce sa casquette, toute droite sur les oreilles, la visière au ras des sourcils et elle ne bronche pas jusqu’au coucher. Elle fait partie de sa tête au même titre que ses yeux et sa bouche. En tant que garde champêtre, il est le gardien du « monument », la pissotière communale, lieu de tous les pèlerinages touristiques, pieusement entretenu par la municipalité. Par respect du patrimoine, on dit même que les Clochemerlins utilisent plus volontiers les arbres…
De quoi faire retourner la Jeanne dans sa tombe. Jeanne Putet, cette pytonysse pessimiste prédisant à Clochemerle la fin de Sodome et dont on se demande, ici, si finalement elle n’a pas existé. Il est vrai qu’à force de renseigner les visiteurs sur la demeure où elle est censée avoir habité on s’en persuade. Et puis il y a la nouvelle, les anglais vont venir filmer pour la BBC ? Voila Clochemerle qui inspire les sujets de sa gracieuse majesté !
Ca c’est quelque chose ! La truculence et l’humour, une union qui annonce de beaux lendemains. Et on ne leur en voudra pas cette fois si, pour les besoins du scénario, ils font un sort à la Jeanne.
Effet de la fécondité de ses habitants ou du tourisme, Clochemerle se repeuple. Les jeunes se fixent et reprennent le flambeau. Il y a pourtant un problème : tous ces étrangers qu’il faudrait pouvoir loger pour devenir une station touristique.
« On cherche une émule d’Adèle Torbayon » nous confie le maire.
« Notre café-tabac-casse-croute ne suffit plus, il nous faut un hotel- restaurant pour accueillir les touristes ».
Ils n’attendent que cela, pensez, avec un vin pareil ! » surenchérit le Joanny.
Et de nous entraîner dans un der de der au « Riquiqui », leur fameux coup de garçe, qui donne au visiteur un indicible mal du pays ….
Article paru le 21/07/92, sous le titre « Vaux en Beaujolais , un retour aux origines »
A mi-chemin entre Lyon et Macon, Vaux doit sa renommée à la qualité de sa production viticole dont on dit que la première plantation eut pour origine l’arrivée des moines de Cluny au hameau de Montmain.
Les 570 hectares de vignoble exposés sur des terrains granitiques donnent des vins de saveur très fruitée au bouquet pénétrant.
Vendanges en 1964 ( photo N° 4 )
Le beaujoalais nouveau est promu par les Gosiersec
Extrait d’un journal du 21/11/92 « La fête des maires »
A Paris, plus qu’ailleurs l’arrivée du Beaujolais nouveau est un rendez-vous immuable que beaucoup de « pisse-froid », « pisse-vinaigre » et aussi excusez nous, chers confrères , de « pisse-copies » s’escriment vainement à vouloir démolir en lui reprochant cette médiatisation qu’ils entretiennent eux-mêmes. Fi des esprits chagrins, le beaujolais primeur 92 est parti avec un départ en panache de la mairie du 8eme. Le premier maire et maître de céans , M.François Lebel, adjoint au maire de Paris et maire du 9 ème qui a reçu notre délégation beaujolaise composée des responsables de l’U.I.V.B et des artistes locaux.
Le deuxième maire est celui de la capitale du Beaujolais, venu encourager les troupes beaujolaises.
Le troisième maire est Raymond Philibert venu avec le Gosiersec de son célèbre village de Clochemerle.
Le quatrième maire est l’ex-premier ministre Jacques Chirac . Gérard Canard a défini le beaujolais nouveau comme friand aux aromates de fraises et de framboises, contrastant avec les parfums de cassis de l’an dernier. Jean-Jacques Pignard a déclaré ce gai beaujolais comme devant être reconnu d’utilité publique.
Jacques Chirac a surenchéri en remerciant pour cette occasion, de sortir de la morosité ambiante en apportant un peu de bonne humeur. Remerciant les maires présents ainsi que Francis Perrut, l’ancien premier ministre a tenu à rendre hommage à ce vin qui réjouit les cœurs, l’estomac et donc l’esprit.
Sur ces déclarations du premier magistrat de Paris, le beaujolais a pu envahir les rues de la capitale.
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