08.12.2008

HISTOIRE DE CLOCHEMERLE - VISITE DU VILLAGE

VISITE DE CLOCHEMERLE

On peut imaginer un circuit permettant de découvrir le village et son évolution dans le temps. Des lieux qui évoquent Clochemerle et toute la richesse d’une nature à la fois sauvage et aussi modelée par des générations de vignerons.

Nous visiterons successivement

La plaçe du Caveau et sa Pissotière
La Rue Gabriel Chevallier
La chapelle des moines de Cluny
Le lavoir
L’église
Le château
La place de la mairie et la mairie
L’ancienne cure et la montée de La Croix- rousse
Le cimetière

Un peu excentrés du centre du village, nous pouvons aussi
faire le déplacement jusqu’à :
La Madone de Notre Dame de Tolède
L’Hotel des eaux
Rochefolle

La place du Caveau et sa Pissotière ( photo N° 9 )

Point central du village, dominant la vallée de la Vauxonne.

Nous y découvrons la célèbre Pissotière du roman

Le Caveau ( photo N° 8 )

La porte du Caveau

Le comptoir

Le dessinateur Paul Dufour présentant un des premiers tableaux illustrant Clochemerle


La Rue Gabriel Chevallier ( Photo N° 7 )

Extrait d’un article non identifié

En octobre 1956 fut inaugurée la route du Beaujolais que Gabriel Chevallier avait notablement contribuée à créer. Elle passait par Vaux qui fit dresser des grands panneaux soulignant ses titres de gloire : « Clochemerle vous salue ».
Le monde des officiels, préfet, général, parlementaires en tète ne trouva à redire. Mais Gabriel Chevallier n’avait pas été invité. Tout le monde défilait sous son emblème, personne n’avait songé à lui. Il publia alors dans le « Guignol lyonnais » une lettre à la tournure satirique, disant que sans doute sa présence à Vaux aurait ressemblé à un attentat anarchiste.
Les habitants de Vaux furent désolés. Ils se sentaient un peu tributaire de l’écrivain. Ne s’étaient-ils pas imposés à lui comme ses personnages et ne lui devaient-ils pas leur nouveau titre de Clochemerlins.
Un dimanche après la messe, occupés à leur belote hebdomadaire autour de la table du café, buvant quelques pots, les Vauxois eurent une idée géniale. Il y a la, Nicolas Carage, qui tenait dans le film de Clochemerle le rôle d’un sulfateur, Jean-pierre Vermorel, André Girard et Antoine Lafont, viticulteurs et Jean-baptiste Devercher, le mari de la buraliste, tous des vétérans.
Ce fut Jean-pierre Vermorel qui lança l’idée comme une bonne plaisanterie « et si on lui donnait une rue ? »
« A qui donc ? »
« Ben à Gabriel Chevallier »
La suggestion parut plus sérieuse qu’on ne le supposait, et le maire Gaspard Braillon la présenta au conseil municipal le Deux septembre ; Un vote à l’unanimité intervint. Gabriel Chevallier, s’il acceptait, aurait sa rue à Clochemerle. Bien sur, elle conduisait à l’église, cette rue mais elle était aussi flanquée de la célèbre pissotière.
L’écrivain accepta et se fut le Cinq août que l’inauguration de la rue eut lieu.
Le très corrosif « Clochemerle » n’effraye plus personne. L’œuvre de Gabriel Chevallier sera même présentée le mois suivant dans le parc du château et M ; le curé y était présent.
Le ministère de l’intérieur a bien hésité un peu avant de donner son accord au changement de nom de la rue. Finalement des personnalités nombreuses assistèrent à la manifestation et ce fut l’événement le plus clochemerlien de l’année.

Extrait d’un autre article non identifié

Clochemerle, octobre 1956.
« Inaugurer de son vivant une rue, dont les plaques sont frappées blanc sur bleu à son nom, ne doit pas mètre réjouissant. J’ai sur les lèvres un avant goût de posthume ; d’être un individu excédentaire… »
Ainsi parlait, d’un ton ironique, Gabriel Chevallier, le célèbre auteur de Clochemerle en dévoilant la plaque frappée de son propre nom.
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En suivant cet itinéraire le romancier inquiet se confiait in petto ce qu’il répétera plus tard « j’ai fais une blague en indiquant le numéro des routes.. .Mon histoire est inventée… J’ai plutôt fait appel à des souvenirs de jeunesse… »
Pourtant il continuait à suivre les méandres de la route qui serpentait dans l’océan des vignes. « Du coude par lequel on débouche, on aperçoit en face de soi une grosse agglomération située à mi-hauteur de la pente ». Incrédule l’auteur voyait grandir au détour du chemin le petit bourg qu’il a si exactement décrit.

Dans son roman, devant la première maison, une plaque michelin indiquait son nom : Vaux en Beaujolais. Croyant encore rêver, le romancier interrogeait maintenant la servante de l’auberge ou il venait d’achever de déjeuner.
« Savez vous, mademoiselle, ou se trouve Clochemerle ? »
« C’est ici à Vaux, répondait-elle sans sourciller. Les anciens du pays l’ont tous reconnu. Cette fenêtre que vous voyez là-bas était celle de la Putet et la cure est derrière… »
Elle n’osait par pudeur désigner l’urinoir au pied de l’église, mais il faisait mine de hausser les épaules, elle reprit « même qu’il y aune femme qui a appris dans le livre que son mari l’avait toujours trompée ; mais je lui pardonne parce qu’il est mort … »
Chevallier avait écouté avec une stupéfaction amusée le commentaire de la servante. Elle lui avait aussi raconté qu’il arrivait assez fréquemment qu’un lecteur étranger de Clochemerle retrouve le chemin de Vaux en suivant l’itinéraire recommandé par l’auteur.
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Au sujet du baptême de la rue.
Malgré l’acceptation de l’auteur, la municipalité n’était pas encore au bout de ses peines. Jamais depuis l’inauguration de la place de louis XV, future place de la Concorde, au temps du bien-aimé, une place n’avait reçu le nom d’une personnalité vivante, à l’exception toutefois du général De Gaulle, noblesse oblige. La demande officielle partie du secrétariat de la mairie devait obligatoirement remonter tous les échelons administratifs, de la sous-préfecture a cabinet du ministre de l’intérieur. Au bout de quelques mois, le garde-champêtre put annoncer aux villageois dans un grand roulement de tambour la nouvelle tant attendue ; Gabriel Chevallier inaugurerait lui même la grande rue de vaux, le 26 octobre.
Aux accents males de la fanfare municipale, l’auteur, suivi des notables et de la foule des habitants se dirigeait vers l’urinoir neuf. Un conseiller municipal avait bien proposé d’inaugurer aussi cet édicule dominant un joli paysage de vignoble. La proposition n’avait pas été agréée ; on laissa donc quelques buveurs impénitents procéder à cette cérémonie. Musique en tète, le cortège pénétrait maintenant dans le caveau tout neuf. Dans la première pièce se trouvait un monumental pressoir environné de caricatures célébrant en patois les « gaudrioles » des francs buveurs de Vaux. En débouchant dans la cave l’auteur eut une autre surprise, tout autour de la pièce s’alignaient comme sur une bande dessinée géante, les principales scènes de son roman, joliment encadrées dans des couvercles de tonneaux. Les villageois s’interpellaient joyeusement en désignant du doigt tel ou tel personnage dont ils croyaient reconnaître le modèle dans la foule.
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Après avoir lu ce roman, nous sommes retournés à Vaux, nul besoin de chercher le village. Nous n’avons qu’à suivre la route du beaujolais pour y parvenir ; le nom de Clochemerle se détache lettres géantes sur tous les coteaux environnants. Dans l’unique bistrot du village, nous attendaient les notables ; non pas comme pour Gabriel Chevallier, le prefet et le sous-préfet, mais le maire, le lieutenant de pompiers et même un personnage qui semble tiré du roman ; Jean Balandras que l’on retrouve portraituré dans la grande caricature du Caveau, celle qui représente le grand jour de l’inauguration de la rue.
Sur la plaque fameuse au pied de l’église, pas loin de l’urinoir, on lit toujours le nom de l’immortel auteur de Clochemerle. Dans le Caveau nous avons vu défiler, comme dans un film, cette histoire encore plus savoureuse puisqu’elle était commentée par Jean Balandras. Au comptoir nous avons trinqué avec le facteur en retraite, l’ancien premier « biberon » du village ; puis au terme d’un bon repas copieusement arrosé, Jean nous a raconté des anecdotes encore plus vertes que celles du roman.


La chapelle des moines de Cluny ( photo N° 16 )

La chapelle en 1926

Cette chapelle est visible de la route mais ne peut-être visitée ; elle fait partie d’une ferme habitée.
La maison serait un ancien hôpital qui était tenu par trois moines de Cluny ?
Il existe dans la cour une grotte faite de pierres en forme d’amphores et une vasque dont la grenouillère en plomb pesait 50 kilos et qui a été volée.
La serve qui se trouve à coté contenait 350 mètres cube d’eau.
Qui pouvait se vider en deux minutes, grâce à une bonde en bois ; L’eau partait dans une canalisation sous la maison.
La chapelle fut transformée en four à pain, à la révolution.

Le lavoir

L’église ( photo N° 2 )

La porte de l’église est classée par les monuments historiques
Elle date du XIIème siècle –

La porte fut refaite à plusieurs reprises.
Elle fut remise en état en 2004 , à la suite d’une curieuse aventure : Une voiture garée à l’entrée du château ,face à l’église , a la suite d’un incident de freins desserrés, traversa la rue et vint s’immobiliser entre les pilastres de l’entrée, après avoir fait voler en éclats la porte qui venait tout juste d’être rénovée, pour un coût que les habitants de Vaux trouvait indécent ; Le malheureux propriétaire de la voiture incriminée, résidant depuis peu à Vaux fut du jour au lendemain reconnu par les habitants qui regrettèrent que cette porte , monument historique, ne fusse pas définitivement pulvérisée pour qu’enfin on en parla plus, et qu’elle ne soit plus une charge financière pour la commune.

Le château ( photo 13 )

Le Château en 1921
Le château est maintenant en copropriété depuis que de, propriété familiale, il eut été transformé en appartements.
La Porte ogivale visible à l’arrière du château, montre que sur cet emplacement se trouvait déjà au 14- 15eme siècle un bâtiment d’importance.

La place de la mairie et la mairie ( photo N° 15 )

La place de la mairie s’appelait autrefois la place du marché.
Elle était bordée d’arbres, probablement des tilleuls.
A la mairie si la salle des mariages est ouverte, on peut admirer les fresques peintes par Allain Renoux déclinant les saisons à Vaux.

L’ancienne cure et La montée de La Croix rousse ( photo N° 14 )

L’ancienne cure, a été rénovée est transformée en appartements sociaux et comme il se doit, en souvenir du curé de clochemerle, s’appelle la résidence « Ponosse ».

La Croix Rousse est le quartier situé au dessus de la mairie, Un escalier digne du modèle de la Croix Rousse à Lyon, nous emmène sur le haut du bourg.

Le cimetière

Il ne s’agit pas de visiter le cimetière mais de voir une curiosité ; un mémorial en reconnaissance à son maire décédé
« A M. Albin de Vauxonne, capitaine de génie, maire de la commune de Vaux, restaurateur de sa vicinalité, né le 1er mai 1798, décédé le 22 février 1851. Ce monument a été élevé spontanément par les habitants de la commune de Vaux, en témoignage de reconnaissance et comme l’expression des regrets universels que sa mort prématurée a laissé dans le pays et toutes les classes de la population. »

La Madone de Notre Dame de Tolète ( photo N° 12 ))

Située à l’ouest, sur les hauteurs du village, elle protège le vignoble de Clochemerle

L’Hôtel des eaux ( photo N° 16 )

Visible de la route Vaux-Salles, le bâtiment a été transformé en résidences particulières.
Ancien « Hôtel des eaux » invitant les malades à bénéficier des eaux jaillissant au pied de la montagne « Chatel ».
Extrait d’un article du 21/07/92
On rencontre à Vaux divers lieux-dits, mines ou carrières, ou en son temps on a exploité houille, minerai de cuivre, marbre ; témoignant d’un sous-sol riche en éléments minéralogiques. Les ruisseaux et les sources y abondent. L’une d’entre elles fut illustrée par Me Ducray, notaire qui le 1er messidor de l’an III de la république fit état des vertus de ses eaux, capables de « guérir les dartres farineuses, celles originelles, celle lépreuses, celles vives, les gales, les fièvres, jaunisse, hémophésies, rhumatismes, goutte, maux vénériens, procurant aux jeunes filles les purgatifs menstruels et protégeant de bien d’autres maux », eaux miraculeuses jaillissant de la montagne Chatel.
Sur ces lieux existait un établissement tenu par M. Gauthier (café hôtel dancing) qui créa entre les deux guerres une station thermale, « L’hôtel des eaux » invitant les malades à venir faire une cure. Si les vertus des eaux n’attirèrent pas la grande foule, par contre l’usage du bon vin de la région, les promenades à travers coteaux, l’emplacement avec terrasse et jeux de boules ombragé, permirent de retenir une certaine clientèle. Parmi les habitués, Gabriel Chevallier fit de fréquents séjours au cours desquels il écrivit son roman (publié en 1934) décrivant des paysages, des situations, des orientations qui, bien qu’anonymes, ont permis à Vaux de se retrouver en Clochemerle, à la grande satisfaction de toute une population ravie de brandir la bannière transmise par Gabriel Chevallier, mariant l’histoire et la légende, exemple de vitalité et promesse de longévité.


FIN

Archives fournies par monsieur Roger De Vermont ( Cartes postales, photos, coupures de presse), compilées par Jean-luc Lesueur président de l’Association " Les Amis de Clochemerle "

Edition du 17/11/2004 qui s'enrichira de vos remarques et documents.


69460 VAUX EN BEAUJOLAIS ( Clochemerle )

A 15 mn de la sortie d'autoroute A6 ,VILLEFRANCHE SUR SAONE .

Commentaires

Merci pour vos informations sur Gabriel Chevallier et Clochemerle'. Connaissez-vous l'endroit où est enterré gabriel Chevallier svp? Je vous remercie.

Ecrit par : carbonnel | 09.12.2008

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