08.12.2008
HISTOIRE DE CLOCHEMERLE - LE ROMAN " CLOCHEMERLE "
LE ROMAN DE CLOCHEMERLE
Gabriel Chevallier ( Photos dans l'album )
"Clochemerle" un roman de Gabriel Chevallier; paru en 1934, traduit en 40 langues.
Extrait d’un article écrit par PierreGrison, parlant de Gabriel Chevallier et de son œuvre.
Il est né à Lyon le 3 mai 1885, au 2 quai Fulchiron. Il était fils de notaire, Joseph qui le reniera et de Marie au caractère difficile.
Il voulait être dessinateur illustrateur ; une vocation artistique qui s’épanouira aux beaux arts et qui tournera court dans les tranchées Du Chemin Des Dames. Mobilisé dans l’infanterie, Gabriel Chevallier finira la guerre comme officier, toujours en première ligne malgré une blessure reçue en 1915.
Il ramènera de ces quatre années d’horreur un sentiment très mitigé pour la gent militaire et un livre «La peur » publié en 1930, illustré par ses soins qui en dit long sur sa vision horrifiée de la nature humaine.
Rendu à la vie civile, il va connaître la farandole des activités diverses et variées qui vont de la collaboration régulière à des publications «Au cri de Lyon », « L’illustré du sud-est», « Les arts à Lyon », »Le tout Lyon », « Le lyon républicain » ou « Vendémiaire », à la représentation commerciale en cycles comme croit s’en souvenir, Madeleine sa femme, en passant par le dessin. Mais par-dessus tout, Gabriel Chevallier qui connaît désormais la précarité des choses veille à se ménager du temps pour satisfaire un immense besoin d’écrire.
C’est sa première expérience qui transparaît dans son premier livre paru en 1929 : « Durand voyageur de commerce ».
Ce n’est pas encore la gloire ; il faudra attendre « La peur », l’année suivante, pour que le nom de Chevallier avec deux LL acquière un début de notoriété. On reparlera de lui en 1933, avec la publication du roman « Clarisse Vernon ». Mais c’est en 1934 qu’il connaîtra la notoriété avec « Clochemerle ».
Comme pour les films de Pagnol, Dubout signera les affiches de la première version cinématographique de « Clochemerle » dirigée par Pierre Chenal. La gloire enfin, qui permet à Gabriel Chevallier de vivre uniquement de sa plume.
Il signe successivement « Propre à rien » en 1936, « Sainte colline » «en 1937, ou il raconte une année dans un pensionnat de Saint-Chamond.
« Ma petite amie Pomme » en 1940, ou il raconte par le menu l’histoire d’une très jeune fille qui habitait, montée du Chemin neuf à Lyon et jeta dans une poubelle, avant de quitter la ville, tous les dessins que Gabriel Chevallier lui avait offerts, ramassés par un passant, ces documents sont aujourd’hui aux archives.
Voila soudain que le rythme littéraire va en s’accélérant ;
En 1945 paraissent les « Héritiers Euffe » et un livre de souvenirs « Chemin de solitude » et en 1946, « Le guerrier désoeuvré » qui ne connaîtra qu’un succès d’estime ayant été publié en tirage limité.
En 1948, c’est « Mascarade », une suite de cinq récits, et en 1953, « Le petit général ».
Deux ans plus tard pour le théâtre, il donne « Le ravageur », une comédie qui tiendra l’affiche Aux Bouffes Parisiens.
En 1954, il écrira « Clochemerle babylone », un nouveau roman dans le prolongement de « Clochemerle ». Le livre sera porté à l’écran en 1957, sous le nom du « Chômeur de Clochemerle » avec Fernandel dans le rôle titre.
Gabriel Chevallier et sa femme Madeleine voyagent et rencontrent le monde des artistes : on joue au tennis avec Jacques Tati à Megève, on prend le soleil à Cannes avec d’autres célébrités de la plume ou de l’écran et Gabriel Chevallier roule heureux au volant de son Amilcar.
En 1956, parait son nouveau livre de souvenirs
« Carrefour des hasards » et il inaugure en grandes pompes la cave de Clochemerle à Vaux en beaujolais ou tout rappelle les personnages du livre, y compris la pissotière, objet de tant de lyrisme hygiénique et hydrolique à la fois .Et dans l’euphorie de ce 28 octobre, on baptise une rue du nom de Gabriel Chevallier.
En 1958, parait « Lyon 2000 ».
En 1959, « Olympe ».
En 1960, « Les filles sont libres ».
En 1961, « Miss taxi ».
En 1963, « Clochemerle les bains ».
En 1966, « L’envers de Clochemerle »
Le dernier roman de Gabriel Chevallier, « Brumerives » parait en 1968.
En 1969, cet auteur prolifique, pessimiste sous la verve, meurt à Cannes, victime d’une crise cardiaque.
Le roman « Clochemerle »
Gabriel Chevallier a dit ne pas connaître Vaux en Beaujolais lorsqu’il écrivit « Clochemerle ». Ce qui trompa tous ceux qui pensaient avoir reconnu la description de Vaux, ce sont les précisions topographiques données par l’auteur.
« Vous suivez la route nationale n°6 de Lyon à Paris jusqu’à trois kilomètres environ au nord de Villefranche sur saone, arrivé au pont de chemin de fer de Paris dit pont de L’ave Maria, vous prenez un petit embranchement qui amorce le chemin de grande communication n° 15 bis, jusqu’au lieudit la Tallebarde, puis vous prenez un petit embranchement qui amorce le chemin de grande communication n°20 ( l’actuelle départementale 49 ), vous vous élevez sans cesse par une série de lacets à larges courbes, dans une cote assez dure. La, accroché, à quatre cent mètres d’altitude, vous trouvez Clochemerle en Beaujolais ».
Or si vous suivez à la lettre cet itinéraire, vous tombez sur Vaux, indéniablement.
Alors il est arrivé cette chose curieuse : les gens de Vaux se sont identifiés aux personnages ou les ont identifiés à la personne de leurs voisins.
Peut être l’universalité des types que met en scène Gabriel Chevallier convient-elle précisément à n’importe quel village.
Dans son roman « CARREFOUR DES HASARDS » paru en 1956 , Gabriel Chevallier donnent les clefs sur l’origine de « Clochemerle » :
17:45 Publié dans Blog, Evénement, Film, Livre, Loisirs, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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